Je crois ne pas avoir réalisé ce que j'ai réalisé et que je pensais irréalisable.
Comprenez moi, c'est une folie. Je n'en ai pas la main qui tremble -la droite je me souvient- mais à l'intérieure les os s'entrechoquent encore avec véhémences. Les pauvres, ils sont fous.
Mon squelette à perdue la tête.
Mes membres ont filés entre mes doigts, glissant le long de mon pouce et mon index qui tentaient vainement de les retenir.
Oui, je vous l'avez dis, j'ai perdue la tête.
Et cela juste un instant. Quelques secondes.
J'ai toujours trouvé l'idée d'être or de toute notion du temps absurde. Comment ne pas faire la différence entre trois seconde et une dizaine? Un Mississipi et undeux?
Et bien ce n'est en fait pas bien compliqué il suffit d'être emporté.
Ne plus être acteur de sa vie ni même spectateur et encore moins metteur en scène. Quand au cadreur, n'en parlons même pas; rien n'est carré dans tout cela.
J'ai perdue la tête, certes...et la notions du temps avec.
Le temps d'un temps qui, justement, m'a totalement échappé. Oups.
___Vous savez, si je me souviens bien....j'hurlais.
Oui, je criais...je ne braillais pas. Non. Encore que, après mûres réflexions...
Enfin, vous l'aurez compris, j'étais partie pour la course au hachage des cordes vocales. Comme si elles étaient les cordes d'un violon et qu'on jouait sur celle-ci la plus douces des mélodies. Une mélodie si douce et vicieuse à la fois qu'on en oublie les braillement de nos organes vocaux.
La mélodie, je l'entendais d'ailleurs.
Et, contrairement à ce que vous pensez ce n'est guère parce que j'avais perdue la tête. Non non non. C'est parce qu'il chantait, Lui.
Oula, Lui.
Lui lui lui...ça sonne bien non? Lui.
ça coule dans la bouche, mieux, ça fond. L u i. Un doux nectar que ce pronom.
Il chantait oui. Ils engourdissait nos tympans. Déjà deux sens défaillant de par sa fautes.
Mais le troisième arrive au grand galop. La vue.
Oui, il a pris ma vue. Il s'est accaparé toute nos pupilles d'un claquement de cils.
Les frissons qui échalonnèrent mon échine lorsqu'il se pencha vers nous; il était si proche,
ses pupillent brillaient d'un bleu électrique dut aux projecteurs. Je m'en souviens si bien...
Le magicien voleur.
Il vole nos capacité et nous le cache. Mmmm, cachotiè!
Il n'empêche....mon corps flanchait déjà. Des heures et des heures immobile, debout, les sens en alerte au moindre petit passage d'air pur ou d'espace libéré par une personne s'étant évanouie. Déplorable. Oui.
Des heures à se faire piétiner tout cela pour être le premier. Enfin, la.
Vous savez, aujourd'hui, je ne mange plus de sardine en boîte...je sais trop bien ce que ça fait dorénavant.
Puis, de toute façon, je suis végétarienne...mais qu'importe n'est-ce pas? Cela n'empêche en rien m'a compassion, croyez moi!
Vous savez, j'étais à un de ces événement qu'on appelle festival.
Festival comme festif.
Ah, quelle fête..perdre ses sens et sa respiration...hourra, faites sauter le champagne!
Mais, il est vrais, ce fut un réel bonheur quand cette souffrance porta ses fruits. L'entendre et le voir mieux que n'importe qui...quel délice mes amis.
Oui, c'est ce qui s'appelle de l'égoïsme et du nombrilisme.
Jouir d'être devant tout les autre, cinquante mille derrière et moi devant?
Ahahaha, je ne m'en cache pas! ------Je fut atrocement, pitoyablement égoïste.
Conduisez moi à l'échafaud s'il le faut. Moi, j'ai guéri mes maux avec ses mots.
Et puis il y à cet instant où en effet, j'ai perdue la tête; La guillotine probablement.
Ou l'extase, plus simplement.
Mais un simple contacte peut-il conduire à l'extase? Ce mot ne sonne-t-il pas d'une manière quelque peu érotique pour la fillette que je suis?
Non, tout du moins ce n'est pas le but recherché, sachez le.
Mais il est vrais qu'une fois décapitée j'ai perdue la notion du temps. Seul lui comptais.
Sa main. Une main ferme, une main d'homme. Une main avec des poils et de légères veines qui ressortent; une main d'expert qui au contact d'une guitare surplombe toutes les autres.
__________Doux délire quand tu nous tiens.
Alors oui, j'ai touché sa main. Je l'ai touché l u i . Un instant assez long pour chanter toute une phrase dans un anglais archaïque entre deux tentatives d'inspiration; Il faut dire que derrière moi une nué d'hommes et de femmes poussaient tel du bétail fuillant face aux fers rougeoillant.
Mais ce fut magique; comme quoi, tout est relatif.
Oh, le reste du concert le fut lui aussi.
Et j'en suis sortie en branle bas de combat. La vue, l'ouïe et le goût en moins tant ma gorge était asséchée. Des bleus sur les bras, entres les côtes et sur mes jambes qui elles ne l'avaient pas encore remarquées.
Une égratignure qui prie des semaines à cicatriser sur un mollet quelques peu engourdi...un leggings meurtri et dépecé de tout ces beaux motifs argentés qui se sont envolés dans la fosse et un sourire si énorme, si gigantesque, si gargantuesque que j'ai eu du mal à le contenir le reste de la soirée. Et dieu sait que j'y suis parvenue.
Mais vous savez ce que dit la chanson,
"Non, rien de rien. Je ne regrette rien. Ni le bien ni mal qu'on m'a fait.
Tout ça m'est bien égale."
En effet, si c'était à refaire je le referrais. Encore et encoren, inlassablement.
Ah oui, au fait. Son petit nom à lui c'est Kravitz.
Lenny pour les intimes.
Elise.V*